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Combien de séries par muscle par semaine : ce que disent l’ACSM de 2026 et la méta-analyse de 2017
Le volume d’un muscle se compte en séries par semaine, toutes séances et tous exercices confondus. Cette page donne ce que disent deux sources : la prise de position de l’American College of Sports Medicine de 2026 et la méta-analyse de Schoenfeld, Ogborn et Krieger de 2017. Elle traite aussi le cas de la séance, montre un décompte sur une semaine et indique comment GymLogger X compare vos séries hebdomadaires à des repères de volume.
Pour l’hypertrophie, la prise de position de l’American College of Sports Medicine (ACSM) de 2026 relève qu’un volume plus élevé, de 10 séries ou plus par groupe musculaire et par semaine, l’a favorisée. C’est un repère tiré de comparaisons entre programmes, pas un nombre optimal : le même texte écrit que le nombre exact de séries nécessaire pour optimiser les adaptations ne peut pas être établi. Cette page ne constitue pas un avis médical.
Que disent les sources sur le volume hebdomadaire ?
Le volume se compte ici en séries : l’ACSM le définit comme le nombre de séries (un groupe de répétitions sans repos) réalisées par exercice. Pour un muscle, le total de la semaine s’obtient en additionnant les séries de tous les exercices qui le travaillent, sur toutes les séances.
| Source | Ce qu’elle dit du nombre de séries |
|---|---|
| ACSM, 2026 (Currier et al. (en anglais)) | Hypertrophie : favorisée par un volume plus élevé, de 10 séries ou plus par groupe musculaire et par semaine (relation dose-réponse). Force : favorisée par 2 à 3 séries par séance |
| Schoenfeld, Ogborn et Krieger, 2017 (J Sports Sci (en anglais)) | Relation graduée : plus de séries hebdomadaires, plus de gain musculaire. Chaque série hebdomadaire de plus est associée à un gain en pourcentage plus élevé de 0,37 % |
| ACSM, 2009 (résumé (en anglais)) | Les programmes à volume plus élevé, avec plusieurs séries, sont recommandés pour maximiser l’hypertrophie ; le résumé ne donne pas de nombre |
La prise de position de 2026 est une synthèse de 137 revues systématiques portant sur des adultes en bonne santé. La plupart des revues examinaient des personnes peu ou pas expérimentées, certaines incluant des pratiquants plus avancés.
Que montre la méta-analyse de 2017 ?
Schoenfeld, Ogborn et Krieger ont réuni 34 groupes de traitement issus de 15 études. Leur résumé rapporte trois résultats :
- Avec les séries hebdomadaires comme variable continue, l’effet du volume sur la taille du muscle était significatif. Chaque série de plus était associée à un gain en pourcentage plus élevé de 0,37 %.
- En comparant, dans chaque étude, un volume plus faible et un volume plus élevé, l’écart de gain était de 3,9 % en faveur du volume plus élevé.
- Avec trois niveaux (moins de 5, de 5 à 9 et 10 ou plus par muscle), l’effet n’atteignait pas le seuil de significativité : les auteurs parlent d’une tendance (P = 0,074).
Les auteurs concluent à une relation dose-réponse graduée, où un volume plus élevé produit un gain d’hypertrophie plus grand. Rien dans ce résumé ne désigne un seuil au-delà duquel il faudrait s’arrêter.
Y a-t-il un plafond ?
L’ACSM de 2026 reprend une méta-régression sur les séries hebdomadaires. Selon ce texte, la dose-réponse atteint un plateau avec des rendements décroissants au-delà d’environ 18 à 20 séries hebdomadaires pour l’hypertrophie, avec des charges variables. Le même passage écrit qu’une série vaut mieux que zéro, que deux séries valent mieux qu’une, et que le nombre exact de séries nécessaire pour optimiser les adaptations ne peut pas être établi. Plus de deux séries par exercice peuvent apporter un bénéfice supplémentaire, mais les auteurs font l’hypothèse qu’il diminue à chaque série de plus.
Ces chiffres décrivent des moyennes de groupes issues d’essais, pas une consigne individuelle.
Combien de séries par muscle par séance ?
Pour l’hypertrophie, aucune des sources lues n’indique de minimum ni de maximum par séance. L’ACSM de 2026 rapporte seulement que l’hypertrophie n’a pas différé entre une fréquence faible (1 jour par semaine) et élevée (plus de 5 jours par semaine) quand le volume total était égalisé.
Le seul chiffre par séance que la prise de position recommande elle-même concerne la force : 2 à 3 séries par séance dans son tableau de synthèse, en début de séance, avec au moins 2 séances par semaine. Le corps du texte, lui, compte par exercice : pour la force, la dose-réponse atteint un plateau au-delà d’environ 2 à 3 séries par exercice, et les auteurs conseillent aux adultes en bonne santé au moins deux séries par exercice. Le texte ne dit pas si les 2 à 3 séries du tableau s’entendent par exercice ou pour toute la séance. À propos des régions du corps et des mouvements qu’ils recommandent, les auteurs ajoutent que l’exigence peut s’entendre par séance ou par semaine, selon les objectifs, le niveau d’entraînement, l’âge et d’autres variables.
Quelle série compte dans le décompte ?
Les sources lues ne définissent pas une « série difficile » au sens d’un critère chiffré. L’ACSM de 2026 écrit qu’un effort suffisant s’atteint avec des séries proches de l’échec ou avec une cible de 2 à 3 répétitions en réserve (RIR). Le même texte note que l’entraînement jusqu’à l’échec n’est pas obligatoire pour optimiser les résultats et qu’il manque de preuves pour chiffrer une cible exacte de RIR ou d’effort perçu. Notre article sur le RPE et le RIR explique comment noter l’effort d’une série.
L’ACSM ne traite pas de l’échauffement dans ce passage. Par convention, l’exemple ci-dessous ne compte que les séries de travail.
Exemple de décompte sur une semaine
Cet exemple est une illustration de calcul, pas une recommandation. Un pratiquant s’entraîne trois fois dans la semaine :
- lundi : développé couché en 3 séries, développé incliné aux haltères en 3 séries ;
- mercredi : tractions en 3 séries, rowing haltère en 3 séries ;
- vendredi : développé couché en 4 séries, rowing haltère en 3 séries.
Les pectoraux totalisent 3 + 3 + 4 = 10 séries dans la semaine, atteignant le repère de 10 séries de l’ACSM. Le dos en compte 3 + 3 + 3 = 9 en comptant les tractions et les deux séances de rowing. Le développé sollicite aussi les triceps : compter ou non ces séries pour eux demande une règle écrite d’avance. Gardez la même règle d’une semaine à l’autre pour que les semaines restent comparables.
Ajouter des séries est l’un des leviers de la surcharge progressive : notre article surcharge progressive en musculation cite le même repère de 10 séries ou plus par groupe musculaire et par semaine, et présente les autres leviers. Notre article sur la semaine de décharge explique ce qu’est une décharge et quand la faire, et choisir un programme que vous suivrez compare les programmes courants (PPL, full body, upper/lower).
Suivre ses séries par muscle
GymLogger X a un écran « Volume de séries », réservé à Pro. Il compte les séries difficiles de la semaine pour chaque muscle et les compare à des repères de volume, nommés MEV, MAV et MRV dans l’app. Je ne chiffre pas ces repères ici : les sources lues pour cet article ne les définissent pas. Le décompte exclut les séries d’échauffement et les semaines de décharge ; une série compte une fois pour le muscle travaillé directement et pour moitié pour les muscles qui l’assistent. Marquer une série comme échauffement est possible dans la version gratuite. L’app n’enregistre ni RPE ni RIR par série.
LiftLog, application de musculation sans abonnement, propose « Couverture musculaire » : le nombre de séries de vos 8 premiers muscles sur 30 jours. Ce n’est pas un décompte hebdomadaire par muscle.
Questions
Questions fréquentes
Combien de séries par muscle par semaine pour progresser ?
Combien de séries par muscle par séance ?
Combien de séries faire pour gagner en force ?
Faut-il aller à l’échec pour qu’une série compte ?
Les séries d’échauffement comptent-elles dans le volume hebdomadaire ?
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