Lagerland Apps

Journal · · 8 min de lecture

Tique chien : que faire ? Retirer la tique, puis antipuce et antitique : à quel rythme traiter

Sur une tique, ESCCAP France conseille de la retirer rapidement avec un crochet spécial, sans tirer dessus ni la presser. Pour les puces et les tiques, c’est le renouvellement à date fixe qui compte, au rythme du produit prescrit. Cette page reprend ce que disent les pages d’ESCCAP France, y compris ce qu’elles ne disent pas, par exemple l’âge minimal d’un antipuce pour un chiot.

D’après ESCCAP France, une tique se retire vite avec un crochet spécial, sans tirer dessus ni la presser. Un antipuce ou un antitique ne se donne pas une seule fois : il se renouvelle à date fixe, au rythme du produit que prescrit votre vétérinaire. Les faits de cette page viennent du site d’ESCCAP France, consulté le 8 novembre 2026. Aucun produit n’est cité ici et il n’y a pas de dose : votre vétérinaire choisit le produit, la dose et le rythme.

Tique sur un chien : que faire ?

La page d’ESCCAP sur les tiques du chien et du chat sépare ce qu’il ne faut pas faire de ce qu’il faut faire.

Trois gestes sont à éviter :

  • tirer sur la tique, ce qui, d’après ESCCAP, laisse très probablement un morceau du parasite en place ;
  • appuyer sur la tique avec les doigts ou avec une pince : presser l’abdomen provoque une régurgitation, et c’est pendant la régurgitation que les maladies se transmettent ;
  • verser un produit dessus (éther, alcool, désinfectant) ou la brûler avec une cigarette, ce qui provoque la même régurgitation et augmente le risque de transmission.

La page conseille de retirer la tique avec un crochet spécial, une méthode très simple qui l’enlève, selon ESCCAP, sans aucun risque.

Plus tôt vaut mieux. D’après la page d’ESCCAP sur la piroplasmose, la tique ne transmet les parasites de cette maladie qu’à la fin de son repas de sang, plus de 48 heures après s’être fixée. Retirer vite les tiques fixées limite donc ce risque.

Crochet ou pince : ce que disent les pages d’ESCCAP

Les pages d’ESCCAP ne désignent pas toutes l’outil de la même façon : « crochet spécial » sur la page des tiques, « pince spéciale » sur la page de la piroplasmose, « crochet, pince » dans un article de printemps sur la vigilance contre les tiques. La page des tiques déconseille d’appuyer sur la tique avec une pince, alors que l’article de printemps range la pince parmi les dispositifs prévus pour l’enlever : ces pages ne précisent pas la différence, et cette page ne la tranche pas. Aucune de ces pages ne décrit le geste pas à pas, et cette page n’invente donc pas de mode d’emploi : demandez à votre vétérinaire.

Sans crochet, la page des tiques propose une autre voie : appliquer un produit antitique sur l’animal et attendre la mort des tiques. Quel que soit le produit, il faut plusieurs heures, et les tiques mortes ne se détachent pas toujours tout de suite. ESCCAP juge cela sans gravité, l’essentiel étant qu’elles ne puissent plus transmettre de maladies.

Si la tête reste dans la peau

Cette même page évoque le cas où la partie avant de la tique, que l’on appelle habituellement « la tête », est restée dans la peau lors d’une tentative de retrait. Un petit abcès peut alors se former à l’endroit de la morsure, comme quand la morsure s’infecte. Ces petites lésions disparaissent dans la plupart des cas en quelques jours, et ESCCAP juge en général suffisant un désinfectant appliqué matin et soir. Les pages consultées ne disent ni quel désinfectant choisir, ni à quel moment consulter pour cette raison. Demandez à votre vétérinaire.

Quand appeler le vétérinaire

ESCCAP conseille ceci : si votre chien semble abattu quelques jours après une morsure de tique, amenez-le sans tarder chez le vétérinaire et signalez-lui que vous avez vu des tiques.

Ce que les tiques peuvent transmettre

Une morsure de tique est, selon ESCCAP, sans grande conséquence en elle-même. L’anémie par perte de sang n’apparaît que si le chien porte plusieurs centaines de tiques, ce qui est très rare. Le risque tient aux maladies que les tiques transmettent, parfois graves chez le chien. La page « Pourquoi les tiques sont-elles dangereuses pour les chiens ? » cite :

  • la piroplasmose (babésiose), qui détruit les globules rouges, avec abattement, fièvre et urines foncées parmi ses principaux symptômes ; présente partout en France, plus fréquente dans le sud-ouest ;
  • la borréliose, ou maladie de Lyme, qui se traduit parfois par des douleurs articulaires ;
  • l’ehrlichiose et l’anaplasmose, des infections assez rares.

ESCCAP précise que cette liste n’est pas limitative. Sur le chat, la transmission est possible, mais plus rare et avec moins de conséquences, semble-t-il.

Tique : à quel rythme traiter ?

Pour ESCCAP, la méthode la plus pratique est le traitement préventif, sous des formes variées avec des rythmes d’administration variés. Votre vétérinaire prescrit celui qui convient. La page ajoute deux réserves : le traitement se renouvelle régulièrement, et la protection atteint rarement 100 %. Dans une région à risque, il est préférable de continuer à chercher les tiques au retour de promenade. N’utilisez jamais sur un chat un antitique prévu pour le chien sans l’avis du vétérinaire : certains de ces produits sont mortels pour le chat.

D’après l’article de printemps d’ESCCAP, le risque varie selon le mode de vie et le lieu. En France métropolitaine, il augmente au printemps et en automne, et tout animal qui a accès à l’extérieur peut avoir des tiques, y compris dans un jardin public. La page des tiques nuance cette saisonnalité : marquée surtout en Europe du Nord, elle l’est moins au sud. Elle signale aussi une espèce fréquente dans le sud-est, Rhipicephalus sanguineus, capable d’accomplir tout son cycle en intérieur et de s’installer dans les chenils ou les maisons : il faut alors traiter à la fois les animaux et l’environnement.

Avant de partir dans une région où les maladies transmises par les tiques sont fréquentes, ESCCAP conseille de traiter l’animal, au moins 2 jours avant le départ pour les sprays et les pipettes (spot-on), 2 semaines pour les colliers, et de renouveler le traitement sur place si nécessaire.

Puces : que faire et à quel rythme ?

Les puces adultes vivent sur l’animal, mais les œufs, les larves et les nymphes sont dans l’environnement. D’après la page d’ESCCAP sur les puces, la contamination vient surtout des puces adultes encore dans leur cocon dans l’environnement, dehors (sauf en hiver) comme dans la maison. Des puces peuvent attendre plus de 6 mois dans leur cocon si les signaux d’un hôte manquent.

Comment savoir si un chien a des puces ? ESCCAP cite le peigne fin spécial (demandez conseil à votre vétérinaire) et les crottes de puces, petits débris rouge foncé qui forment une auréole rouge sur un papier humide. Ne rien trouver ne suffit pas toujours : à cause du toilettage, il arrive qu’on ne trouve ni puces ni crottes sur un animal qui en a régulièrement. C’est pourquoi, surtout chez les animaux allergiques, le vétérinaire peut prescrire un traitement même sans preuve.

Quatre règles de base figurent sur cette page :

  1. ne pas utiliser un produit pour chien sur un chat sans l’avis du vétérinaire : certains antipuces pour chien sont mortels pour le chat ;
  2. respecter la dose prescrite : trop faible, elle est inefficace, trop forte, elle peut être dangereuse ;
  3. renouveler le traitement : un seul ne suffit pas, surtout si l’environnement est contaminé ;
  4. traiter l’environnement, car la contamination par les puces est essentiellement environnementale ; votre vétérinaire conseille les mesures adaptées (inhibiteurs de croissance sur l’animal, traitement des surfaces).

Quelle fréquence pour l’antipuce ?

La page d’ESCCAP sur l’échec des traitements antipuces donne les intervalles, en disant que le produit utilisé les fait varier :

Intervalle de renouvellement Produits cités par ESCCAP
Tous les mois Pipettes et certains comprimés
Tous les 3 mois Certains comprimés
Tous les 6 mois Certains colliers

ESCCAP insiste : la principale cause d’échec d’un antipuce est l’oubli du renouvellement. La page n’exclut pas que le produit lui-même soit en cause, sans en faire la cause principale. Les traitements se renouvellent à dates fixes et, dans tous les cas, au rythme prescrit par le vétérinaire. L’article d’ESCCAP sur les puces en automne ajoute qu’aucun antiparasitaire ne traite un animal une fois pour toutes : tous se renouvellent au bout d’un délai d’un à quelques mois.

Puces en hiver

Selon l’article d’ESCCAP sur l’hiver, les puces ne peuvent pas se développer dehors en hiver, et dans la plupart des régions françaises le climat limite alors le risque d’en attraper à l’extérieur. Les logements chauffés, eux, leur conviennent toute l’année. Selon la situation :

  • logement sain, aucun animal avec des puces, traitement fait à l’automne : on peut baisser la garde en hiver et reprendre au début du printemps ;
  • un animal a des puces : il faut traiter les animaux et aussi les pièces où ils vivent, avec les conseils du vétérinaire ;
  • un animal allergique aux piqûres de puces : ne prenez aucun risque et continuez le traitement prescrit, pour lui et les autres animaux du foyer, quelle que soit la saison.

Chiot, chat, autres animaux du foyer

Les pages consultées ne donnent aucun âge minimal pour un antipuce ou un antitique de chiot. ESCCAP écrit seulement que le vétérinaire choisit le produit selon l’espèce, l’âge et le mode de vie. Demandez-lui dès la première visite. S’il y a plusieurs animaux, ESCCAP conseille de les traiter en même temps, chacun avec un produit adapté : si l’un a des puces, les autres en ont, même invisibles.

Antiparasitaire : ne pas tout confondre

Les produits contre les puces et les tiques ne remplacent pas le vermifuge. Le rythme des vers suit d’autres repères, détaillés dans notre article sur vermifuger son chien. Pour les injections, voir le calendrier de vaccination du chiot et du chaton.

Noter les traitements avec Pawza

Quand l’intervalle change d’un produit à l’autre, il faut savoir quand la dernière dose a été donnée. Le dossier médical d’un animal range ces informations dans sa partie « prévention antiparasitaire » : produit, dose, dates.

Pawza est une app de carnet de santé pour animaux. Vous pouvez y ajouter un traitement avec sa dose et un rappel récurrent, puis toucher « Donné » sur la notification pour enregistrer la prise. Un rappel peut être unique ou se répéter chaque jour, semaine, mois ou année. Il n’y a pas de répétition tous les 3 ou tous les 6 mois. Les rappels, les catégories de rappel personnalisées, les médicaments et le journal de soins font partie de la version gratuite, qui couvre un animal. Pawza ne contient pas de calendrier antipuce ou antitique et ne choisit pas le produit : vous y entrez le rythme décidé avec votre vétérinaire.

Cette page donne une information générale et ne remplace pas l’avis d’un vétérinaire. En cas de doute, consultez votre vétérinaire.

Questions

Questions fréquentes

Tique chien : que faire quand on en trouve une ?
Selon ESCCAP France, retirez-la rapidement avec un crochet spécial : cela peut éviter la transmission de microbes. Ses pages disent de ne pas tirer dessus, de ne pas appuyer dessus avec les doigts ou une pince et de ne rien verser dessus. Si votre chien semble abattu quelques jours après une morsure, ESCCAP conseille de l’amener sans tarder chez le vétérinaire en signalant les tiques vues.
Que faire si la tête de la tique reste dans la peau du chien ?
ESCCAP France décrit, quand la partie avant (la « tête ») de la tique est restée dans la peau, un petit abcès possible à l’endroit de la morsure, qui disparaît dans la plupart des cas en quelques jours, un désinfectant matin et soir étant en général suffisant. Ses pages ne disent pas à partir de quand consulter dans ce cas : demandez à votre vétérinaire.
Comment enlever une tique sur un chien sans pince ?
La page d’ESCCAP France sur les tiques recommande un crochet spécial ; d’autres de ses pages parlent d’une pince spéciale. À défaut d’outil, la page sur les tiques indique d’appliquer un produit antitique sur l’animal et d’attendre la mort des tiques, ce qui demande plusieurs heures, quel que soit le produit. Les tiques mortes ne se décrochent pas toujours tout de suite, ce qui n’est pas grave pour ESCCAP, puisqu’elles ne peuvent plus transmettre de maladies.
Antipuce et antiparasitaire du chien : quelle fréquence ?
La fréquence dépend du produit, et c’est votre vétérinaire qui la fixe. ESCCAP France donne comme repères un renouvellement tous les mois pour les pipettes et certains comprimés, tous les 3 mois pour certains comprimés et tous les 6 mois pour certains colliers. Selon ESCCAP, l’oubli du renouvellement est la principale cause d’échec des traitements antipuces.
À partir de quel âge donner un antipuce à un chiot ?
Les pages d’ESCCAP France consultées ne donnent pas d’âge minimal, et cette page n’en avance aucun. ESCCAP renvoie au vétérinaire, seul à prescrire le produit adapté à l’âge, à l’espèce et au mode de vie. Demandez-lui à la première consultation du chiot.
Mon chien a des puces : que faire ?
ESCCAP France conseille de traiter l’animal avec le produit que prescrit votre vétérinaire, de renouveler le traitement, de traiter tous les chiens et chats du foyer en même temps et de traiter aussi l’environnement, car la contamination vient surtout de là. Sur un chat, n’utilisez jamais un produit pour chien sans l’avis du vétérinaire : certains sont mortels pour le chat.

Mentionnées dans cet article

Apps de cet article

Autres articles du journal

Lire un autre article