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Journal · · 13 min de lecture

Carnet de santé du chien et du chat : que garder dans le dossier médical, et qui demande quoi

Votre vétérinaire a un dossier. C’est celui de ses propres consultations, et il s’arrête à la porte de son cabinet. Le dossier qui compte est celui que vous pouvez produire vous-même, à 23 h dans une clinique d’urgence à l’autre bout de la ville, ou dans une pension qui refuse votre chien sans preuve de son vaccin contre la toux du chenil (Bordetella). Cet article détaille ce qu’il contient et qui demande quelle partie.

Demandez à dix propriétaires où se trouve le carnet de vaccination de leur chien : la plupart répondront, sous une forme ou une autre, « le vétérinaire l’a ». C’est vrai, et cela n’aide pas beaucoup. Le vétérinaire a son dossier de ses consultations. On n’y trouve ni le vaccin fait par le refuge avant l’adoption, ni la cure d’antibiotiques prescrite par l’hôpital d’urgence de l’autre côté de la ville, ni le poids relevé à la maison le mois dernier, ni le registre de puce auquel une association de sauvetage d’un autre pays a inscrit votre animal.

L’autre réponse courante est la pochette : une chemise cartonnée au fond d’un tiroir de cuisine, avec quatorze feuilles classées dans l’ordre où elles sont arrivées. C’est un dossier à part entière, et il fait défaut au moment où l’on en a besoin, parce que les urgences n’ont pas lieu à la maison.

Commençons par la référence : de quoi se compose le dossier médical d’un animal, et qui demande quelle partie.

Que contient le dossier médical d’un animal ?

Catégorie À conserver Qui la demande Fréquence des changements
Vaccinations Nom du vaccin, date d’administration, date du rappel, produit et numéro de lot s’ils sont imprimés, vétérinaire qui l’a délivré Pensions, toiletteurs, garderies, nouveau vétérinaire, autorités de voyage, certains bailleurs et assureurs Un à trois actes par an
Prévention antiparasitaire Produit antipuces et antitiques, préventif de la dirofilariose, vermifuge : nom, dose, dates Votre vétérinaire à la visite annuelle ; pensions et toiletteurs s’informent des puces Tous les mois pour la plupart des produits
Traitements Nom du médicament, dosage, dose, fréquence, dates de début et de fin, prescripteur Tous les praticiens, et surtout un vétérinaire d’urgence qui ne connaît pas votre animal À chaque changement de traitement
Historique de poids Poids datés, idéalement avec les pesées faites à la maison À chaque consultation, puisque presque tous les médicaments se dosent selon le poids À chaque consultation, plus à chaque pesée à la maison
Allergies et effets indésirables À quoi l’animal a réagi, ce qui s’est passé, comment cela a été traité Tous les praticiens. En urgence, c’est la ligne la plus utile du dossier Rarement, et chaque entrée est définitive
Numéro de puce et registre Le numéro à 9, 10 ou 15 chiffres, le registre qui le détient, vos coordonnées actuelles Refuges et vétérinaires qui scannent un animal trouvé, autorités d’importation Le numéro, jamais ; vos coordonnées, à chaque déménagement
Chirurgies et actes Intervention, date, chirurgien, protocole d’anesthésie et éventuelles complications Un nouveau vétérinaire, un chirurgien référent, un assureur Quelques fois dans une vie
Maladies chroniques Diagnostic, date, plan de prise en charge actuel Tous les praticiens, les urgences en premier Lentement, mais le plan change souvent
Résultats d’analyses et d’imagerie Bilans sanguins, analyses d’urine, comptes rendus de radiographie et d’échographie, avec leurs dates Tout vétérinaire qui compare les valeurs d’aujourd’hui à celles de l’an dernier À chaque examen
Assurance et remboursements Assureur, numéro de contrat, date de début, exclusions, historique des demandes de remboursement L’assureur ; la clinique si elle facture directement À chaque renouvellement
Alimentation Aliment et marque actuels, quantité, horaires des repas, friandises, intolérances connues Pensions, personnes qui gardent l’animal, et vétérinaires qui cherchent la cause d’un problème de poids ou digestif De temps en temps
Coordonnées des cliniques Votre clinique, son hôpital d’urgence de garde, le numéro antipoison local Vous, à 2 h du matin, quand vous n’arrivez plus à réfléchir Rarement ; à vérifier une fois par an

Trois de ces lignes manquent dans presque tous les dossiers faits maison, et leur absence coûte le plus cher. La première est celle des effets indésirables, parce que personne n’écrit ce qui s’est mal passé il y a deux ans. La deuxième est le registre derrière le numéro de puce, parce que le numéro seul ne veut rien dire si l’on ignore quelle base le détient. L’outil de recherche de registre de puce (en anglais) de l’AAHA (American Animal Hospital Association, l’association américaine des hôpitaux vétérinaires) existe pour répondre à cette question, mais il ne vous aidera pas si vos coordonnées dans ce registre ont trois adresses de retard. La troisième est l’hôpital d’urgence de garde, que l’on cherche d’ordinaire pour la première fois pendant les dix pires minutes de l’année.

Quels documents faut-il selon la situation ?

Situation Ce qu’on vous demande Qui le délivre Délai à prévoir
Consultation de routine chez votre vétérinaire Rien sur papier. Connaître le poids actuel, chaque médicament et sa dose, et ce qui a changé depuis la dernière fois Inutile Aucun
Urgence ou consultation hors des heures d’ouverture, dans une clinique qui n’est pas la vôtre Traitements et doses en cours, allergies et réactions passées, diagnostics chroniques, derniers résultats d’analyses, poids actuel, nom de votre vétérinaire Vous Aucun. Il faut que le dossier existe déjà
Pension Preuve de vaccination (en général la rage plus un vaccin combiné contre la maladie de Carré, l’adénovirus et la parvovirose, et le plus souvent Bordetella pour les chiens ; la rage plus le FVRCP pour les chats), statut puces et tiques, traitements avec posologie écrite, contact d’urgence Le certificat de votre vétérinaire De quelques jours à quelques semaines ; beaucoup exigent le vaccin un certain nombre de jours avant l’arrivée
Toiletteur ou garderie pour chiens En général une preuve de rage ; beaucoup demandent aussi Bordetella Votre vétérinaire Souvent le jour même
Changement de vétérinaire Historique complet : carnet de vaccination, résultats d’analyses et d’imagerie, comptes rendus de chirurgie et d’anesthésie, ordonnances en cours Votre ancienne clinique, sur demande écrite Quelques jours
Demande de remboursement à l’assurance Facture détaillée, notes cliniques de la consultation, et souvent un an ou plus d’historique pour vérifier les exclusions d’affections préexistantes La clinique qui a soigné l’animal Quelques jours
Voyage dans votre pays Politique de la compagnie aérienne et du transporteur, ce qui signifie souvent un certificat de santé délivré par un vétérinaire peu de temps avant le départ Un vétérinaire habilité Quelques jours ; le transporteur fixe la fenêtre, lisez donc d’abord sa politique
Voyage international Fixé par le pays de destination : certificat sanitaire d’exportation officiel, puce électronique, vaccination contre la rage dans un ordre prescrit, parfois un titrage d’anticorps antirabiques et un délai d’attente L’autorité publique de votre pays : USDA APHIS aux États-Unis, GOV.UK en Grande-Bretagne De quelques semaines à quelques mois

Prenez la ligne du voyage international au sérieux, et ne prenez pas les règles de voyage des animaux dans un article de blog, y compris celui-ci. Les exigences dépendent du couple de pays, elles changent, et si vous vous trompez, votre animal peut être refoulé à la frontière. Partez de l’autorité publique. Pour un voyage à l’intérieur de l’Union européenne, consultez notre article sur le passeport européen du chien et du chat. Les États-Unis ont aussi des règles distinctes pour faire entrer un chien sur leur territoire, appliquées par les CDC (en anglais), qui exigent depuis août 2024 que tout chien importé soit pucé et âgé d’au moins six mois.

Vaccins de base et vaccins facultatifs

Cette section ne traite que des catégories. Les intervalles sont fixés par votre vétérinaire et, pour la rage, par la loi locale, qui varie selon le pays, l’État et la commune. Rien ici ne constitue un avis vétérinaire. Le calendrier semaine par semaine que décrivent les lignes directrices pour les chiots et les chatons figure dans notre article sur le calendrier de vaccination du chiot et du chaton.

Le système de catégories vient du groupe de travail sur la vaccination de la WSAVA (en anglais), qui publie des recommandations mondiales, et de deux organismes régionaux américains : les lignes directrices de l’AAHA sur la vaccination du chien (en anglais) pour les chiens et les lignes directrices AAHA/AAFP 2020 sur la vaccination du chat (en anglais) pour les chats.

  Chiens Chats
De base (core) Maladie de Carré (CDV), adénovirus (CAV-2) et parvovirose (CPV), le plus souvent réunis dans le vaccin DAPP ou DHPP, plus la rage là où la loi l’exige, et la leptospirose pour la plupart des chiens aux États-Unis selon les lignes directrices de l’AAHA mises à jour en 2024 Panleucopénie (typhus, FPV), herpèsvirus (FHV-1) et calicivirus (FCV), réunis dans le vaccin FVRCP (typhus et coryza), plus la rage là où la loi l’exige, et la leucose féline (FeLV) pour les chatons
Facultatifs (non-core), selon le risque Bordetella (toux du chenil), grippe canine, maladie de Lyme, et des options régionales comme le vaccin contre le serpent à sonnette Leucose féline (FeLV) pour les chats adultes selon l’exposition, chlamydiose féline (Chlamydia felis), Bordetella
Fixé par la loi La rage, dans la plupart des juridictions, avec un intervalle fixé par la loi plutôt que par votre vétérinaire La rage, de même

La liste des vaccins de base change avec le temps. Dans une mise à jour de 2024 de ses lignes directrices canines de 2022, l’AAHA a fait passer le vaccin contre la leptospirose parmi les vaccins de base pour la plupart des chiens aux États-Unis, alors qu’il était auparavant classé parmi les vaccins facultatifs. L’annonce de l’AAHA (en anglais) est la source primaire, et la classification vaut pour les États-Unis, pas pour le monde entier. À cause de changements comme celui-ci, consultez la ligne directrice en vigueur plutôt que de vous fier à ce qui a été écrit à une date donnée, y compris ce tableau.

Pourquoi la pochette en papier échoue-t-elle ?

Elle échoue pour deux raisons. La première, évidente, est l’endroit. La pochette est à la maison ; l’urgence survient sur un parking, pendant une promenade, dans une pension, dans une clinique que vous ne connaissez pas. Un dossier hors de portée ne sert à personne.

La seconde est la structure, et elle fait plus de dégâts. On ne fait qu’y ajouter des feuilles, sans jamais les trier. Pour savoir « quand date le dernier rappel de leptospirose ? », il faut lire chaque feuille. Pour savoir « a-t-elle déjà réagi à un vaccin ? », il faut se souvenir que la réaction est notée au dos d’un compte rendu de sortie de 2023. Le papier est un tas de documents sources. Un vétérinaire veut la réponse, sous une forme qu’il peut parcourir en quelques secondes en faisant quatre autres choses.

Les photos de documents dans la pellicule échouent de la même façon. L’information y est, mais difficile à retrouver, rangée entre des milliers de photos sans rapport et une capture d’écran d’un ticket de parking.

Que faut-il pour un dossier consultable en 20 secondes ?

Voici le test. Vous êtes devant un comptoir, quelqu’un en blouse attend, et vous avez une vingtaine de secondes avant de commencer à vous excuser. Ce test impose quatre contraintes, et la plupart des applications en manquent au moins une.

D’abord, il doit fonctionner sans réseau et sans connexion à un compte. Les salles d’attente vétérinaires sont souvent des boîtes en béton où le réseau passe mal, et ce qui ruine les vingt secondes, c’est un écran de connexion suivi d’un e-mail de réinitialisation du mot de passe que vous ne pouvez pas recevoir.

Ensuite, il doit produire un seul document. Un PDF unique avec les vaccinations, les traitements, le poids et l’historique peut être remis, envoyé à l’avance par e-mail ou imprimé. Quatorze photos dans une pellicule, non.

Troisièmement, il doit répondre directement à la question. « Prochain rappel » est plus utile que « voici le certificat ».

Enfin, il doit garder l’original. Un dossier structuré qui a perdu son document source ne peut pas régler un litige avec une pension ou un assureur. Gardez les deux : les champs extraits et le scan dont ils viennent.

Pawza est notre tentative de dossier qui répond aux quatre. Vous photographiez un document du vétérinaire et Apple Vision en lit le texte sur votre appareil. Avec Pawza Pro sous iOS 26 ou ultérieur, sur un appareil compatible avec Apple Intelligence, un modèle sur l’appareil le transforme en champs (date de la visite, vétérinaire et clinique, vaccinations, médicaments, diagnostics, poids, date du prochain rappel), que vous vérifiez et corrigez avant tout enregistrement. Chaque fiche peut contenir jusqu’à 10 photos ou PDF, de sorte que l’original reste à côté des champs. Pawza suit le poids sous forme de courbe dans le temps et peut vous rappeler le jour où un vaccin est dû. La Carte d’urgence, gratuite, réunit sur un seul écran les allergies, les médicaments en cours, l’assurance et les informations de la puce, avec un bouton d’appel pour votre vétérinaire, la clinique d’urgence et un contact de secours, et fonctionne hors connexion. Avec Pro, le PDF de visite vétérinaire rassemble dans un seul document les médicaments, l’alimentation, les vaccinations, le poids, les symptômes et les soins récents. Pawza n’a ni compte ni serveur ; les fiches restent sur l’appareil, avec une synchronisation facultative via votre propre iCloud. Notre page de transparence liste, champ par champ, ce que déclare chaque app.

L’app a des limites. Elle ne fonctionne que sur iPhone et iPad. Le remplissage automatique par Apple Intelligence exige Pro et iOS 26 ou ultérieur sur un appareil compatible ; partout ailleurs, vous avez la reconnaissance de texte sur l’appareil et vous remplissez les champs vous-même. Le PDF de visite vétérinaire est lui aussi une fonction Pro. La version gratuite couvre un animal, et Pro coûte 2,99 €/mois ou 22,99 €/an, chaque abonnement commençant par 7 jours d’essai gratuit, ou 44,99 € en achat unique, avec le partage familial inclus dans chaque formule Pro.

PetDesk fait quelque chose que Pawza ne peut pas faire. Il se connecte aux cliniques vétérinaires participantes, et peut donc gérer la prise de rendez-vous et les rappels qu’envoie la clinique elle-même. Pawza ne le fait pas, car une intégration avec une clinique suppose un serveur auquel se connecter, et Pawza n’en a pas. Si votre vétérinaire utilise PetDesk et que vous voulez prendre rendez-vous depuis l’app, utilisez PetDesk. Beaucoup de propriétaires utilisent les deux : l’app de la clinique pour échanger avec elle, et un dossier privé qui survit à un changement de vétérinaire.

Le reste de la catégorie se partage selon des lignes semblables. 11pets est plus large, multiplateforme, avec une collaboration entre prestataires. Medika et PetNoter fonctionnent tous deux sur Android, ce qui n’est pas notre cas. Pawprint, devenu Great Pet Care, s’est fait connaître en récupérant directement les dossiers auprès de cliniques américaines participantes. VetKeep propose un assistant conversationnel par IA qui répond à partir de vos dossiers, ce qui exige le cloud que nous avons délibérément écarté. Choisissez le compromis que vous voulez vraiment.

L’essentiel

  • Un dossier complet compte douze catégories : vaccinations, prévention antiparasitaire, traitements, historique de poids, allergies et réactions, puce et registre, chirurgies, maladies chroniques, analyses, assurance, alimentation et coordonnées des cliniques.
  • Chaque interlocuteur demande une partie différente. Les vétérinaires d’urgence veulent les traitements, les allergies, le poids et les diagnostics. Les pensions et les toiletteurs veulent une preuve de vaccination, souvent faite un certain nombre de jours avant l’arrivée. Les assureurs veulent les factures et l’historique.
  • Vaccins de base ou facultatifs : une question de risque. La WSAVA, l’AAHA et l’AAFP fixent les catégories, et votre vétérinaire et la loi locale sur la rage fixent les intervalles. Les catégories évoluent aussi, comme la leptospirose canine dans la mise à jour 2024 des lignes directrices canines de l’AAHA.
  • Le voyage international dépend du pays de destination. Il vous faut un certificat sanitaire d’exportation officiel délivré par l’autorité publique de votre pays ; un résumé que vous avez fait vous-même ne comptera pas. Commencez des mois à l’avance.
  • Le dossier qui compte est celui que vous pouvez produire en vingt secondes, sans réseau et sans connexion, en un seul document, avec le scan original toujours joint.

Questions

Questions fréquentes

Que doit contenir le dossier médical d’un chien ou d’un chat ?
Douze catégories : les vaccinations avec la date d’administration et la date du rappel, la prévention antiparasitaire (puces, tiques, dirofilariose, vermifuge), les traitements en cours avec dosage et dose, un historique de poids daté, les allergies et les effets indésirables passés, le numéro de puce et le registre qui le détient, les chirurgies et actes, les diagnostics chroniques, les résultats d’analyses et d’imagerie, le contrat d’assurance et l’historique des remboursements, l’alimentation actuelle, et les coordonnées de votre clinique et de son hôpital d’urgence de garde. Tout le reste est facultatif.
Que faut-il apporter à une première consultation chez un nouveau vétérinaire ?
Pour un nouveau patient, le vétérinaire veut l’historique de la clinique précédente si vous pouvez l’obtenir, plus quatre informations que vous devez connaître sans rien chercher : le poids actuel de l’animal, chaque médicament et complément avec sa dose et sa fréquence, toute réaction connue à un médicament ou à un vaccin, et les dates des dernières vaccinations. Apportez le certificat de vaccination original, car la clinique voudra le produit et la date tels qu’ils y sont imprimés, et un résumé fait de mémoire ne les donne pas.
Quels justificatifs de vaccination une pension demande-t-elle ?
Les règles varient selon l’établissement et selon le pays : confirmez auprès de la pension. En général, un chien doit justifier de la rage (là où la loi l’exige) et d’un vaccin combiné contre la maladie de Carré, l’adénovirus (hépatite de Rubarth) et la parvovirose, et la plupart des établissements exigent aussi Bordetella, contre la toux du chenil. Pour les chats, on demande en général la rage et le FVRCP (typhus et coryza). Beaucoup de pensions exigent que le vaccin ait été fait un certain nombre de jours avant l’arrivée : un rappel le matin du dépôt ne suffit donc souvent pas. Renseignez-vous tôt.
Quelle est la différence entre vaccins de base et vaccins facultatifs ?
Les vaccins de base (core) sont recommandés pour pratiquement tous les chiens et chats, quel que soit leur mode de vie, parce que les maladies visées sont graves, répandues ou encadrées par la loi. Les vaccins facultatifs (non-core) sont recommandés selon le risque propre à chaque animal : région, fréquentation d’une garderie, contact avec la faune sauvage ou les tiques. Les catégories sont fixées par des organismes vétérinaires comme la WSAVA, l’AAHA et l’AAFP, et elles évoluent : les lignes directrices canines de l’AAHA, mises à jour en 2024, recommandent le vaccin contre la leptospirose comme vaccin de base pour la plupart des chiens aux États-Unis, alors qu’il était auparavant classé parmi les vaccins facultatifs. Consultez la ligne directrice en vigueur, car les synthèses plus anciennes peuvent être dépassées.
Faut-il le dossier médical de son animal pour voyager à l’étranger ?
Oui, mais vos propres documents ne suffisent pas. Le déplacement international d’un animal dépend du pays de destination et exige presque toujours un certificat sanitaire d’exportation officiel, rempli par un vétérinaire habilité et validé par l’autorité publique du pays d’exportation, plus une puce électronique et une vaccination contre la rage faite dans un ordre précis, avec des délais d’attente précis. Adressez-vous à l’autorité publique de votre pays (USDA APHIS aux États-Unis, GOV.UK en Grande-Bretagne) des mois avant le départ.
Comment récupérer le dossier de son animal auprès de son ancien vétérinaire ?
Demandez directement à la clinique, par écrit, en précisant ce que vous voulez : historique de vaccination, comptes rendus de chirurgie et d’anesthésie, résultats d’analyses et d’imagerie, ordonnances en cours. La plupart des cliniques envoient une synthèse sous quelques jours, souvent en PDF par e-mail, et beaucoup l’adressent directement à votre nouvelle clinique si vous le demandez. Les règles sur la propriété du dossier varient selon les juridictions, mais en pratique les cliniques remettent l’historique au propriétaire sur demande. Faites-le avant d’en avoir besoin.

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